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RÉFORME DES AFFAIRES CULTURELLES EN ITALIE - LES SURINTENDANCES ARCHÉOLOGIQUES DANS L'ŒIL DU CYCLONE
intervista a Salvatore Settis



Selon certains, cette nouvelle réforme est la première véritablement structurée enfantée par la classe politique italienne après les cinq tentatives avortées des différents ministres des Affaires culturelles qui se sont succédé entre 1998 et 2009.

D'autres y voient un tremblement de terre, dont l'archéologie, le secteur le plus en danger, serait l'épicentre. Quel est le contenu de cette réforme révolutionnaire ?

En effet, les nouvelles normes bouleversent le fameux «modèle italien », bien rodé depuis la création, en 1875, de la Direction générale des Antiquités et des Beaux-Arts. Dans cette organisation, la tutelle du patrimoine archéologique était assurée par un maillage serré de directions territoriales, les Surintendances qui, à leur tour, pilotaient les musées créés pour exposer les vestiges à l'endroit même de leur découverte.
Or, la réforme prône la séparation entre tutelle (les surintendances) et exploitation (les musées) du patrimoine. Hier encore, ces deux pôles constituaient un organisme unique et partageaient les mêmes bureaux. En décembre 2014, les musées ont été les premiers touchés par le décret-loi du ministre des Affaires culturelles, Dario Franceschini, dont l'objectif était la réorganisation des principaux lieux d'exposition de la péninsule. Aujourd'hui, les vingt premiers musées concernés par ce changement de statut sont totalement autonomes et administrés par des direc-
teurs recrutés au niveau international ; cette préférence donnée à des managers non-spécialistes a déjà alimenté de nombreuses polémiques.
Mais le changement, qui a suscité l'alarme d'une grande partie du monde scientifique italien, est celui que préconise la seconde phase du projet, annoncée par Franceschini au début de l'année 2016. Ses opposants ne redoutent pas tant la naissance de dix nouveaux super-musées et parcs archéologiques qui viendront s'ajouter aux vingt premiers, que la modification radicale de l'organisation des Surintendances : exit la pluralité de ces instituts, place à la Surintendance unique, coordonnée par un seul homme et au sein de laquelle travailleront les différentes spécialités. On comptera bientôt en Italie 39 Surintendances «mixtes » (dans lesquelles l'archéologie côtoiera l'architecture, le paysage, l'art médiéval et baroque), plus deux spéciales pour le
Colisée et pour Pompéi. Ainsi disparaît l'autonomie des
Surintendances archéologiques.
À ceux, comme l'archéologue Giuliano Volpe, qui défendent les avantages d'une tutelle permettant de regrouper les acteurs culturels au service des citoyens, de simplifi er les démarches administratives et d'accélérer la bureaucratie, les plus conservateurs rétorquent que cette nouvelle loi sonne le glas de la sauvegarde archéologique et instaure une dangereuse fragmentation. Ainsi, par exemple, la Surintendance de Rome est-elle éclatée en cinq institutions. L'ensemble du personnel employé par la Surintendance spéciale pour l'archéologie de la capitale a donc adressé une lettre ouverte au ministre, exprimant la volonté de contribuer à l'amélioration des modalités d'application des nouvelles règles. Beaucoup se disent favorables à l'idée d'une Surintendance unique mais préoccupés par les
diffi cultés de sa mise en place.
Pour mieux comprendre les enjeux de cette réforme contestée, Archéologia a rencontré Salvatore Settis.
Historien, archéologue, directeur du Getty Center de Los Angeles, puis recteur de l'École Normale Supérieure de Pise, il préside aujourd'hui le Conseil scientifi que du musée du Louvre.

Comment est organisée, actuellement, la gestion du patrimoine archéologique italien?

Depuis plus d'un siècle, la tutelle et la gestion du patrimoine archéologique et artistique sont assurées par un réseau de Surintendances territoriales aux compétences professionnelles et aux zones géographiques distinctes. En Toscane, par exemple, il y a une Surintendance archéologique qui couvre toute la région et
plusieurs autres pour les affaires culturelles et le paysage. Ce système s'est grippé au cours des dernières décennies pour deux raisons : l'absence de recrutement, qui a porté la moyenne d'âge du personnel à plus de 55 ans, et les coupes budgétaires drastiques
des gouvernements en place. Il est devenu de plus en plus difficile de résister à la pression de la spéculation immobilière qui prétend construire jusque dans les zones archéologiques.

Que change la réforme Franceschini ?

Cette réforme distingue d'une part les musées, placés désormais à l'enseigne de la « valorisation », notion juridique qui, sous cette forme en tout cas, n'existe qu'en Italie ; de l'autre, la tutelle territoriale confiée aux Surintendances. Mais, dans une deuxième phase, cette réforme a institué les Surintendances «mixtes».
Ce modèle pourrait-il être viable ? Peut-être, s'il n'y avait de dramatiques carences en personnel. Le ministre promet le recrutement de 500 nouveaux spécialistes avant 2017, mais la réforme démarre dès à présent, donc un an trop tôt, avec des bureaux vides et sans réel financement. Le professionnalisme des
archéologues, des restaurateurs, des spécialistes ne peut que le déplorer.
Dans le domaine de l'archéologie préventive, pour l'instant, les normes n'ont pas été fondamentalement modifiées. Mais là aussi, le problème est de savoir combien d'archéologues aux compétences reconnues travailleront afin que les règles en vigueur soient correctement appliquées.

Que deviendront, dans le nouveau dispositif, les nombreux petits musées présents sur tout le territoire et liés aux sites archéologiques ? Comment seront-ils gérés ?

En Sicile, seule région italienne où, depuis quelques dizaines d'années, existent des Surintendances « mixtes », le système ne fonctionne pas bien ; il a même produit, dans certains cas, des doublons et des superpositions de compétences. La seule vraie
bonne nouvelle est que, pour la première fois depuis 2008, les fonds du ministère ont augmenté – mais évidemment pas dans une proportion suffisante. Nous avons l'impression que le ministère navigue à vue. Des choses survivront, d'autres sombreront.

Pourriez-vous donner des exemples de musées ou de sites archéologiques mineurs qui, avec cette réforme, pourraient
connaître de plus grandes difficultés que celles qu'ils ren-
contrent déjà ?


Le musée national de la Grande-Grèce à Reggio de Calabre, qui abrite les célèbres bronzes de Riace, vient à peine de rouvrir, le 30 avril dernier, après des années de fermeture. Il suffit de penser aux petits musées des environs, ceux de Vibo, Valentia, Rosarno, Crotone, Locri, etc. Pourront-ils résister à cette onde de choc ? Personne ne peut le dire aujourd'hui.

Pour la réorganisation des grands musées, le modèle de référence est clairement celui des structures étrangères, telles que le musée du Louvre dont le bilan est positif. Pensez-vous qu'on puisse faire aussi bien en Italie ?

Si le Louvre a des comptes équilibrés, ce n'est pas parce qu'il gagne de l'argent avec la billetterie mais parce que 50% de son budget est couvert par des financements publics. Il n'existe pas un seul musée au monde qui puisse se transformer en affaire rentable. Aux États-Unis encore moins qu'ailleurs. Continuer à
prétendre le contraire fait perdre beaucoup de temps en discussions insensées et vaines.

Propos recueillis par Daniela Fuganti et traduits de l'italien par Carole Cavallera



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